2 Personnalités proches d'Eric de Bisschop

Sommaire :
A) Avant 1947
- François de Pierrefeu (ca 1916)
- Joseph Tatibouet (1931)
- X, leader indépendantiste polynésien (1935)
- Constance de Bisschop (1936)
- Irving Otis Pecker (1941)
B) Après 1947
- Bob Putigny (ca 1950)
- Robert Argod (ca 1950)
- Carlos Garcia Palacios (ca 1950)
- Francis Cowan (ca 1950)
- Alain Brun (1956)
- Juan Bugueño (1956)

D'autres proches d'Eric de Bisschop sont, comme François de Pierrefeu, présentés dans la partie précédente (ouvrages sur Eric de Bisschop).

JOSEPH TATIBOUET (1903-19??)
Source principale : Les Confessions de Tatibouet par François de Pierrefeu (1939)
Sites Internet hawaiens (infra)

Né à La Trinité-sur-Mer (Morbihan) le 27 octobre 1903 [Confessions, dernier chapitre], fils de Joseph Marie Tatibouet, 28 ans, maçon, et de Biavet Marie, 27 ans [AD56, Naissances 1903, n° 31) .
Marin pêcheur, puis de commerce.
Service militaire de trois ans comme fusilier-marin sur la flotte française du Yangzijiang (1923-1926).
Travaille ensuite dans la police des concessions françaises à Shanghai (agent), puis à Hankou (inspecteur). 
Fait la connaissance d'Eric de Bisschop en 1931 .
Voyages des Fou Po, puis du Kaimiloa (1932-mai 1938).
Le 24 décembre 1938 (AD 56, ibidem), épouse à Cannes une Hawaienne rencontrée pendant la construction du Kaimiloa, Annalie Knaack (1913-21 octobre 2004), diplômée de l'université de Hawaii. Ils passent l'année 1939 en Europe*, puis reviennent à Hawaii en 1940.
Un fils, Andre S. Tatibouet, naît à Honolulu en 1941, et une fille, Stephanie un peu plus tard.
En 1948, lui et son épouse fondent le Royal Grove Hotel près de la plage de Waikiki, un hôtel strictement familial.

Andre S. Tatibouet (1941)
Cette activité hôtelière s'est ensuite développée sous la conduite d'Andre Tatibouet.
Celui-ci, diplômé de l'université de Hawaii (Bachelor of Arts, spécialité : Histoire russe) épouse (date non connue) Jane Barrows qui joue un rôle important dans le Parti républicain à Hawaii, ainsi qu'à la direction de l'université.
André Tatibouet est dès les années 1970 à la tête d'un chaîne hôtelière, à laquelle il donne en 1986 le nom d'Aston Hotels, comptant 2000 employés ; suite à des difficultés rencontrées aux alentours de 2000, il se déclare en faillite en 2003 et perd le contrôle de la chaîne. En 2006, il dirigeait cependant encore un hôtel.

Remarques : Joseph Tatibouet était bretonnant ; il n'en fait pas particulièrement état, mais, à deux reprises,  on le voit utiliser la langue bretonne avec des compatriotes rencontrés au cours du périple du Fou Po (un missionaire dans les îles Salomon ; "Didon" sur l'île des Cocos).
*Ce récit de la période 1938-40 de Joseph Tatibouet, émanant d'un site hôtelier, demanderait à être vérifié.

X, LEADER INDEPENDANTISTE POLYNESIEN
Dans Cap à l'Est (pages 88, 100 et 102), Eric de Bisschop parle d'un personnage non clairement nommé, qui lui rend visite la veille du départ du Tahiti-Nui, promettant d'être le dernier à lui passer un lei autour du cou, comme il l'avait fait en 1937 lors du départ d'Honolulu du Kaimiloa. Eric de Bisschop indique qu'il l'avait connu "il y a 22 ans" (de la fin de 1957, cela fait remonter à la fin de 1935, début du séjour à Honolulu), et qu'ils avaient eu plusieurs conversations d'ordre politique au cours de la construction du Kaimiloa. Malgré l'importance qu'il semble lui accorder rétrospectivement, ce personnage n'apparaît absolument pas dans Kaimiloa.
Quelques indications à son sujet : 
- c'est "un homme de la race polynésienne, mais de celle des ariis, des chefs d'autrefois..."
- il est de langue anglaise : "sa nouvelle façon d'appuyer sur le mot before..."
- il rêve d'une "renaissance polynésienne", de la "libération de ses frères de race", d'une "Union Socialiste des Archipels Polynésiens.
Enfin, il le désigne (page 102) comme "mon énigmatique Tetuanui". Tetuanui est un nom polynésien mais cela n'aide pas vraiment à identifier le personnage en question.

CONSTANCE DE BISSCHOP (ca 1905-ca 1980)
Née Constance Constable vers 1905.
Père anglo-allemand (A. C. Constable) ; mère anglo-hawaienne.
Une fille, Yolanda, née d'un premier mariage.
Rencontre Eric de Bisschop durant l'année 1936 lors de la construction du Kaimiloa [Kaimiloa, pages 34]. Se fait alors couramment appeler Papaleaiaina, la seule dénomination qu'utilise Eric de Bisschop, aussi bien dans Kaimiloa (il parle (page 192) "d'une bouteille de Fine Napoléon, cadeau de M. Constable, de Honolulu...", sans établir de lien entre celui-ci et Papaleaiaina) que dans Cap à l'Est.
Elle rejoint le navigateur à Tanger au début de 1938, puis vient l'attendre à Cannes en mai 1938. Ils se marient à la fin de 1938 et restent ensemble jusqu'en 1947 (en France, puis à Hawaii). Yolanda est restée avec ses grands-parents à Honolulu, ce qui favorisera le retour à Hawaii après l'échec du Kaimiloa-Wakea. En France, elle fait la connaissance de Philippe Pétain, peut-être lors du mariage s'il y a été témoin, et certainement à Villeneuve-Loubet, pendant l'hiver 1938-39 (le seul moment où Pétain y ait séjourné durant cette période). Elle contracte une grande admiration pour lui et à Honolulu se fait une propagandiste affirmée du pétainisme. A Honolulu, elle utilise désormais de préférence le nom de Constance de Bisschop, qu'elle conserve ensuite.
Après leur séparation (sans divorce) en 1947, ils se retrouvent à Papeete en octobre 1956, peu avant le départ du Tahiti-Nui. Dans Cap à l'Est, Eric de Bisschop indique qu'entre temps, Yolanda a fait des études et a quitté Hawaii après s'être mariée.

Durant les années 1950, elle a une activité artistique comme peintre, puis se lance, de façon plus originale, dans la fabrication de figurines en argile destinées au marché touristique alors en croissance. Cet aspect de la personnalité de Constance de Bisschop est documenté sur
cette page e-Bay, qui n'est pas entièrement fiable (cf. erreur sur Yolanda, présentée comme fille d'Eric de Bisschop ; aussi : on dirait que le mariage a eu lieu à Hawaii), mais il serait peu vraisemblable que l'association des figurines et de Constance de Bisschop soit totalement infondée.
 
Date de décès non connue. La dernière mention publique de Constance de Bisschop date de 1978 à l'occasion d'un procès.

Quelques extraits du récit de la rencontre
(Kaimiloa, pages 34-36) :
[...], j'aperçus alors une femme ; elle se tenait debout, immobile, [...] ; dans sa chevelure noire brillait une large fleur rouge d'ibiscus... [...]
- Qui êtes-vous [...] ?
- [...] Je suis Papaleaiaina.... et de mon ancêtre Lonoikahaupu* descendit Kamehameha**, le conquérant des îles. Ma mère et ma grand-mère chantent encore [...] les généalogies que les hommes, hélas ! ne chantent plus....

* Lonoikahaupu : roi de Kauai au XVII° siècle.
**
Kamehameha, roi de l'île de Hawaii, établit son royaume sur l'archipel en 1810.

Le surnom Papaleaiaina

Le mot est utilisé dans l'histoire d'Hawaii à propos de Kamehameha (site :
Under Hawaiian Skies  :
Kamehameha was called "Papaleaiaina-ku'u Aloha" by Kaahurnanua, his queen, and by that name only by her.

Il se trouve aussi dans le titre d'un chant hawaien :
Kaumakaokane Papaleaiaina.
Le mot n'apparaît pas tel quel dans les dictionnaires de hawaien en ligne, mais un informateur hawaien (d' Alternative Hawaii, Hawaii Eco Tourism Site :
http://www.alternativehawaii.com/) fournit les éléments suivants :
the closest definition that we have for the word "Papaleaiaina" are the two words: "pa pale" which means "hat, head covering; crest" and the word "ai'aina" means "to rule or own land, as by a chief". In addition, the word "papale ali'i" means "crown".

IRVING OTIS PECKER (1890-19??)

Prédécesseur d'Eric de Bisschop au poste d'agent consulaire de France à Honolulu.
Né le 20 janvier 1890 à Marblehead (Massachussets).
Etudes à l'université de Boston (B. A. 1912), puis à Paris (1912-1913).
Professeur assistant de Langues romanes au Pomona College (Californie) de 1914 à 1918.
Professeur de Langues romanes à l'université de Hawaii (1919)

(Renseignements ci-dessus fournis par un site Men of Hawaii, reproduisant une liste des personnalités de Hawaii de l'année en 1921 : http://www.archive.org/stream/menofhawaiibeing02sidd/menofhawaiibeing02sidd_djvu.txt)
En 1940, il est devenu chef du département des Langues romanes.
Nommé agent consulaire de France à Honolulu  en 1929.
Fait chevalier de la Légion d'Honneur à la demande du ministère (français) de la Marine Honolulu était en effet une escale régulière pour les navires de parade de la marine française. Revenant d'un long séjour sur le continent à la rentrée 1940, Il donne sa démission du poste consulaire (26 septembre 1940), en raison des réticences de ses collègues vis-à-vis du régime de Vichy. 
Il fait la connaissance d'Eric de Bisschop en 1936, à l'époque de la construction du Kaimiloa. Il semble que dans la correspondance entre le poste d'Honolulu et celui de San Francisco, les plus vives réserves aient été exprimées sur le projet. La partie de cette correspondance archivée à Honolulu tombe entre les mains d'Eric de Bisschop à sa prise de fonction en 1941. Leurs relations à ce moment sont un peu guindées sous des dehors de parfaite courtoisie.

La suite de l'existence d'Irving Otis Pecker n'est pas documentée.



BOB (Robert) PUTIGNY (1912-19??)
Eric de Bisschop évoque Bob Putigny dans Cap à l’Est (page 62) : celui-ci aurait dû participer à l’expédition comme « cameraman et chasseur d’images », mais se retire en raison de problèmes de santé.


BIOGRAPHIE
- Naissance à Tournus en 1912.
- Bob Putigny s’est d’abord intéressé à l’ethnographie de la Bourgogne : petit-fils de Maurice Bonnefonds Perrin de Puycousin, fondateur en 1929 du Musée bourguignon de Tournus et donateur important au Musée de la vie bourguignonne de Dijon (le nom de Perrin de Puycousin est associé à ces deux musées d’ethnographie régionale), Bob Putigny a aussi contribué aux collections des deux musées.
- Descendant d’un soldat puis officier des armées révolutionnaire et napoléonienne, Jean-Marie Putigny (qui se fixe à Tournus vers 1840), il publie les mémoires de son ancêtre en 1950 (cf. Œuvres)
- fixé à Tahiti après la Seconde Guerre mondiale après des voyages divers, il a écrit plusieurs livres sur l’Océanie, mais aussi sur les Antilles.
- dans les années 1980, écrit son dernier livre sur l’histoire de la Bourgogne.
Robert A
BIBLIOGRAPHIE
*Bob Putigny, Le Grognard Putigny, baron d’Empire, Gallimard, 1950 ; Copernic, 1980.
*Marc Darnois, Tahiti, dernier paradis, Editions de la Pensée moderne, Paris, 1958. Photographies de Robert Putigny.
*Bob Putigny et Jean Tirmont, Ô Tahiti, La Pensée moderne, Paris, 1962. Quadrilingue.
*Bob Putigny, Ile de Pâques, Les Editions du Pacifique, Papeete, 1973. Préface de Paul-Emile Victor. Photos de Olivier de Kersauzon, Michel Folco, Jean-Pierre Duchêne.
*Robert Putigny, Le Mana ou le pouvoir surnaturel en Polynésie, Robert Laffont, Paris, 1975 ; Editions Avant et après, 1993.
*Bernard Hermann, Michel Folco, Bob Putigny, Guadeloupe – St Barthelemy – St Martin – La Désirade – Marie Galante – Les Saintes, Les Editions du Pacifique, Papeete, 1975.
*Bob Putigny, Tahiti et ses îles, Les Editions du Pacifique, Papeete, 1976.
*Bob Putigny, Guadeloupe, Editions du Pacifique, Papeete, 1978. Photos de Bernard Hermann et Michel Folco,
*Bob Putigny, Le Roi de Pâques, Robert Laffont, Paris, 1979.
*Bob Putigny, L’Epopée de Bourgogne. Une marche vers l’Europe, Robert Laffont, Paris, 1986.


ROBERT ARGOD (1920-2000)
Un des amis d'Eric de Bisschop en Polynésie ; il joue un rôle seulement marginal dans l'expédition du Tahiti-Nui.
Originaire de la Drôme.
Admissible à l'Ecole navale* en 1939 (donc : non reçu en définitive).
Mobilisé dans la Marine ; Croix de Guerre à la suite de la bataille de Mers-el-Kébir. Démobilisé, entre dans la marine marchande, devient capitaine au long cours.
De 1945 à 1950, travaille sur les trajets France-Afrique du Nord-Antilles.
1950 : convoie un voilier à Tahiti, où il s'installe.
Fait alors connaissance avec Eric de Bisschop.
Employé comme capitaine de différents navires, notamment L'Oiseau des Iles, de la Compagnie des Phosphates d'Océanie. 
Revient en France en 1958, s'installe à Marseille où il devient professeur d'enseignement maritime.
En 1961, conçoit et construit le trimaran Aum (à mâts pivotants).
En 1963, publie Vers Nousantara, livre formé à partir des notes assez élaborées d'Eric de Bisschop sur les navigations polynésiennes.
Retraité en 1979.
S'installe dans le Vercors** et poursuit ses propres recherches sur la Polynésie.
Publie Nouveaux regards sur les migrations polynésiennes en 1997.
Décès le 24 octobre 2000.
Publication de L'Atlantide des origines. Réflexions sur les origines des peuples en 2003 (Editions Richmond, Londres. Préface de Franck Goddio).
Source : présentation de l'auteur sur la jaquette de L'Atlantide des origines.

Membre de la Société de Géographie, de la Société des Océanistes (à partir de 1961).

*école des officiers de la Marine nationale (à Brest).
**probablement dans la Drôme, à Omblèze (située sur la bordure sud-ouest du Vercors, cette commune est le  lieu de décès indiqué par la Société de Géographie).

FRANCIS COWAN (1926-2009)

Né le 6 mai 1926 à Papeete.
Père né aux Iles Cook d'un mariage mixte scoto-polynésien.
Mère polynésienne de Huahine (Iles sous le Vent).
1943 : brevet de pilote de biplan.
Son père est chef d'une entreprise d'acconage (c'est-à-dire de chargement et déchargement des navires au moyen de bateaux à fond plat, les accons) de Papeete. Lui-même travaille notamment comme chasseur de requins dans les Tuamotu à la fin des années 40, mais aussi dans l'entreprise familiale à certaines époques.
1956-57 : après avoir participé à la construction du radeau, il est second d'Eric de Bisschop sur le Tahiti-Nui.
Après l'arrivée au Chili, il renonce à poursuivre et rentre à Tahiti.
1986 : Hawaiki Nui (Tahiti-Nouvelle-Zélande sans instruments) construit avec le concours de Matahi Brightwell (un maori de Nouvelle-Zélande, spécialiste de la construction navale traditionnelle) qui a ensuite épousé Barbara, fille de Francis Cowan.
2009 : construction en cours du Hawaiki Nui II (pirogue double, voyage prévu : Tahiti-Chili)
Décédé le 4 janvier 2009 à son domicile de Maharepa (Moorea). La médiatisation de cet événement montre que Francis Cowan jouissait d'une grande notoriété en Polynésie française.
Incinéré en Nouvelle-Zélande ; cendres dispersés dans le lagon de Maharepa le samedi 31 janvier 2009.
 
Bibliographie :
* Jean-Marc Pambrun, Francis Puara Cowan, Editions du Motu, Papeete, 2007. Préface d'Olivier de Kersauson.
* Cap à l'Est, page 64
Sources Internet :
*
http://www.lesnouvelles.pf/fenua/societe/755-lultime-traversee-de-francis-cowan.html

 

CARLOS GARCIA PALACIOS (1898-1968)

Il joue un rôle dans l'organisation de l'expédition du Tahiti-Nui, notamment en ce qui concerne la réception au Chili
Sa biographie est connue de façon succincte grâce à Cap à l'Est, Les Mascottes du Tahiti-Nui et Le Dernier Rendez-vous d'Eric de Bisschop.
Eric de Bisschopindique qu'il a été secrétaire d'Albert Thomas et qu'il a ensuite travaillé pour la SDN puis l'ONU. .

Des sources sur Internet permettent de préciser quelques points :
Carlos Garcia Palacios a d'abord travaillé au Service de l'information du Bureau international du Travail, dont le président est Albert Thomas (1878-1932), dirigeant socialiste français, ministre durant la Première Guerre mondiale. C'est dans ce cadre que Carlos Garcia Palacios a pu être son secrétaire.
Il entre au Secrétariat de la SDN le 3 janvier 1927 et le quitte le 31 décembre 1940 ; durant cette période, il est chef de la Section de l'information.
Source : UNOG Library
(http://biblio-archive.unog.ch/detail.aspx?ID=32550)
Son nom apparaît parmi les membre de la Commission de la SDN chargée de l’administration du territoire de Leticia (Pérou/Colombie) en vertu d’un accord du 25 mai 1933 entre le Pérou, la Colombie et la SDN. Le 19 juin 1934, la Commission remet le territoire au représentant du gouvernement de Colombie, Ignacio Moreno. La commission comprend trois commissaires : Guillermo Giraldez, le général Edwin B. Winans, le commandant Alberto de Lemos Bastos et un secrétaire : le Dr Carlos Garcia Palacios (le titre de docteur indiquerait des études universitaires de haut niveau).

Source : http://untreaty.un.org/unts/60001_120000/18/11/00034547.pdf
En 1940, il dépose des archives personnelles au service des Archives de la SDN.
Source : 
http://biblio-archive.unog.ch/archivplansuche.aspx?ID=32588 
Une photo de 1947 le représente en compagnie de René Cassin, de Peter Aylen et d'Eleanor Roosevelt lors de la remise du Prix Nobel de la Paix à René Cassin.
Source :
http://webapp1.dlib.indiana.edu/collections/lon-un/un_era/cassin/docs/casph003.pdf

Il s'intéresse par ailleurs au sport aéronautique :
Le site Pionnair-GE évoque Carlos Garcia Palacios en tant qu’aviateur, ami du Genevois Marcel Devaud (1887-1971), industriel du textile et important responsable de l’aéronautique de loisir suisse. Il participe au Challenge Lyon-Genève du 12 mai 1935 dans l’avion (un Leopard-Moth DH-85) de Marcel Devaud.
Les 28 et 29 août 1936, il participe à un rallye en Angleterre avec Devaud et son épouse chez l’aviateur Randolph Trafford (1907-1943).
Source : http://www.pionnair-ge.com/spip1/spip.php?article322

En 1956, il s'est retiré à Tahiti où il a une maison et où il exerce la fonction de consul du Chili. Bengt Danielsson indique qu'il avait eu une formation d'aviateur.
Lorsque l'équipage du Tahiti-Nui arrive au Chili, Carlos Garcia Palacios s'y trouve déjà depuis quelque temps, et il l'assiste pour le séjour dans ce pays.

La suite de l'existence de Carlos Garcia Palacios n'est pas documentée.

 

ALAIN BRUN (né en 1931)
On trouve une biographie d'Alain Brun dans le premier chapitre du livre de Bengt Danielsson .
Né en 1931 ou 1932, il passe les années 1939-45 en Algérie, séparé de ses frères restés à Marseille ; il revient à Marseille en 1945 et passe trois mois à l'Ecole de navigation, puis embarque comme mousse.
De 1945 à 1948 il navigue entre Marseille et l'Afrique, jusqu'à Tahiti au début de 1949 ; y trouvant son frère Michel, il déserte son navire, ce qui lui vaut deux mois de prison et un réembarquement vers la France.
En 1951 ou 52, il est appelé au service militaire qu'il effectue à Port-Lyautey (Maroc) tandis que son frère le fait à Casablanca avec un peu de retard. 
Libéré en février 1953, il repart vers Tahiti comme "passager non payant" (ou matelot non payé) sur un yacht, le Kaumoana. Il travaille d'abord dans le commerce du coprah, puis tente une exploitation maraîchère à Rurutu, mais c'est un échec. De retour à Papeete en 1954, il y retrouve Michel Brun qui l'incite à entrer à la Compagnie des Phosphates comme assistant du capitaine du port de Makatea. C'est aussi Michel qui l'amène à s'intégrer à l'expédition du Tahiti-Nui en août 1956.
Après la fin de l'expédition (septembre 1958 en ce qui le concerne), il revient à Tahiti et contribue aux livres de son frère et de Bengt Danielsson.

La suite de l'existence d'Alain Brun n'est pas documentée, si ce n'est qu'il vivrait actuellement au Japon.
 

JUAN BUGUEÑO (1937-????)
Juan Bugueño a participé à la totalité de l'expédition Tahiti-Nui, avec la fonction attitrée de cuisinier de bord. C'est le moins connu de tous les participants, du fait  de ses origines à la fois modestes socialement et éloignées géographiquement.
Eric de Bisschop fournit quelques renseignements à son sujet dans Cap à l'Est.
Sur Internet, on trouve quelques renseignements sur le site d'un journal de Concepcion, El Sur (article daté du 8 mai 2002) :
http://www.elsur.cl/edicion_hoy/secciones/articulo.php?id=1769&dia=1020830400   

Juan Bugueño arrive à Tahiti en août 1955, comme mécanicien sur un yacht, le Tres Damas, revendu  à Papeete par son propriétaire. Au lieu de se faire rapatrier, il reste à Tahiti, vivant dans une situation d'illégalité tolérée. Il intègre l'équipe de construction du bateau par l'intermédiaire de Carlos Garcia Palacios, consul honoraire du Chili, puis est accepté comme membre d'équipage. Au Chili, il passe quelque temps dans sa ville natale, Puerto Montt à la fin de l'année 1957, puis revient à Constitucion et reprend le départ pour le voyage retour. Mais face aux difficultés du Tahiti II, il semble avoir par moments cédé à une forme de dépression qui le rendait difficile comme coéquipier. 
Après l'expédition, son retour au Chili n'est pas documenté. Par la suite, il se trouvait à Puerto Montt comme batelier (ou bottier  ; le mot espagnol est botero).


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